FAQ LoRaWAN
Les questions qu'on nous pose le plus souvent sur LoRaWAN, avec des réponses honnêtes et nuancées. Si la vôtre n'y figure pas, écrivez-nous.
Qu'est-ce que LoRaWAN ?
LoRaWAN est un protocole réseau conçu pour connecter des objets qui émettent de petites quantités de données, sur de longues distances, avec une très faible consommation d'énergie. Il repose sur la modulation radio LoRa et fait partie des réseaux dits LPWAN (réseaux étendus à basse consommation). Concrètement, un capteur transmet une mesure — une température, un niveau, une ouverture — vers une passerelle, qui la relaie ensuite vers une plateforme de traitement.
Quelle est la différence entre LoRa et LoRaWAN ?
LoRa désigne la couche physique : c'est la technique de modulation radio qui permet de transmettre un signal loin et à faible puissance. LoRaWAN est le protocole réseau construit au-dessus de LoRa : il gère l'adressage des objets, la sécurité, l'activation, la gestion des passerelles et le routage des messages jusqu'aux applications. On peut résumer ainsi : LoRa transporte le signal, LoRaWAN organise le réseau.
LoRaWAN fonctionne-t-il en Suisse ?
Oui. LoRaWAN utilise en Europe la bande de fréquences 868 MHz, libre d'utilisation dans le respect des règles applicables, ce qui inclut la Suisse. On peut soit s'appuyer sur un réseau d'opérateur, soit déployer ses propres passerelles pour un réseau privé, soit combiner les deux. Le choix dépend du site, de la couverture disponible et des exigences de disponibilité.
Quelle portée peut-on obtenir avec LoRaWAN ?
Il n'existe pas de portée garantie universelle. En zone dégagée, plusieurs kilomètres sont envisageables ; en environnement urbain dense ou à l'intérieur d'un bâtiment, la portée utile est bien plus courte. La portée réelle dépend du relief, de la hauteur d'installation, des obstacles, de la structure du bâtiment, du béton, des sous-sols, du positionnement, de l'antenne, du spreading factor et du bruit radio ambiant. Un test sur site reste la seule manière fiable de valider une couverture.
LoRaWAN fonctionne-t-il dans les bâtiments ?
Souvent oui, mais cela se vérifie. Les ondes radio traversent plus ou moins bien les murs selon les matériaux. Le béton armé, les grandes masses métalliques et les sous-sols atténuent fortement le signal. Une passerelle bien placée à l'intérieur ou en toiture, éventuellement complétée par une seconde passerelle, permet généralement de couvrir un bâtiment. La position des capteurs et de la passerelle se valide par un relevé sur site.
LoRaWAN fonctionne-t-il dans un sous-sol ?
C'est possible mais jamais garanti d'avance. Un sous-sol, une chaufferie ou une cave technique atténuent le signal radio. Selon la profondeur, l'épaisseur du béton et l'accès des ondes, il faut parfois rapprocher une passerelle, la placer à un étage intermédiaire ou déporter une antenne. Ces situations se valident par un test de couverture avant tout déploiement.
Faut-il installer une passerelle LoRaWAN ?
Pas nécessairement. Si un réseau d'opérateur couvre déjà votre site, vos capteurs peuvent s'y raccorder sans passerelle dédiée. Si la couverture est insuffisante ou si vous souhaitez maîtriser votre infrastructure, l'installation d'une ou plusieurs passerelles privées est la solution. Beaucoup de projets combinent les deux approches.
Peut-on utiliser un réseau LoRaWAN public ?
Oui, lorsqu'un opérateur couvre la zone concernée. Cela évite de gérer sa propre infrastructure radio. En contrepartie, la couverture dépend de l'opérateur et l'intérieur de certains bâtiments peut rester mal desservi. Le choix entre réseau public et réseau privé se décide au cas par cas — c'est l'objet de notre comparatif des réseaux.
Peut-on créer un réseau LoRaWAN privé ?
Oui. Installer vos propres passerelles vous donne la maîtrise de la couverture, de la disponibilité et des données. C'est particulièrement pertinent pour un bâtiment, un site industriel ou une commune qui veut couvrir précisément une zone. Le réseau privé peut fonctionner seul ou en complément d'un réseau d'opérateur.
Quelle est l'autonomie d'un capteur LoRaWAN ?
L'autonomie se compte souvent en années, mais elle dépend fortement du contexte. Elle varie selon le matériel, la batterie, la fréquence d'émission, la couverture radio, le spreading factor, le firmware, le nombre de retransmissions et l'usage des downlinks. Un capteur qui émet une fois par heure avec une bonne couverture dure bien plus longtemps qu'un capteur qui émet fréquemment en limite de portée.
LoRaWAN nécessite-t-il une carte SIM ?
Non. Contrairement à la 4G ou au NB-IoT, LoRaWAN n'utilise pas de carte SIM ni d'abonnement cellulaire pour chaque capteur. Les objets communiquent en radio libre 868 MHz avec les passerelles. Seule la passerelle a besoin d'une liaison vers Internet (Ethernet, Wi-Fi ou 4G selon le cas).
Les communications LoRaWAN sont-elles sécurisées ?
LoRaWAN intègre un chiffrement de bout en bout basé sur des clés propres à chaque objet, avec une séparation entre la sécurité réseau et la sécurité applicative. La robustesse réelle dépend d'une bonne gestion des clés lors du provisionnement. Les clés ne doivent jamais être publiées ni partagées en clair — un point que nous traitons systématiquement lors de l'intégration.
Peut-on envoyer des alarmes avec LoRaWAN ?
Oui. Une mesure qui dépasse un seuil — une fuite d'eau détectée, une température anormale, une porte ouverte — peut déclencher une alarme au niveau de la plateforme de supervision. LoRaWAN transporte la donnée ; c'est la couche de supervision qui évalue les seuils et notifie les bonnes personnes.
Peut-on commander un équipement avec un downlink ?
Oui, dans certaines limites. Un downlink permet d'envoyer une commande ou une configuration vers un objet. Toutefois, les downlinks consomment de la ressource radio et de l'énergie, et leur disponibilité dépend de la classe de l'objet (Class A, B ou C). Ils s'utilisent donc avec parcimonie, pour des commandes ponctuelles plutôt qu'un pilotage en continu.
Quelle quantité de données peut être envoyée ?
Peu, volontairement. LoRaWAN est conçu pour de petits messages — quelques octets à quelques dizaines d'octets — transmis à intervalles espacés. Le duty cycle et les règles d'usage de la bande limitent le débit. C'est parfait pour des mesures techniques, mais inadapté à la vidéo, à l'audio continu ou au transfert de fichiers.
LoRaWAN remplace-t-il le Wi-Fi ?
Non, ils répondent à des besoins différents. Le Wi-Fi offre un haut débit sur une courte portée avec une consommation élevée ; LoRaWAN offre une longue portée et une très faible consommation pour de petites données. LoRaWAN est intéressant là où tirer un câble ou couvrir en Wi-Fi serait coûteux, pour des capteurs qui n'envoient que peu d'informations.
LoRaWAN remplace-t-il la 4G ?
Pas directement. La 4G convient aux objets qui transmettent beaucoup de données ou en continu, avec un abonnement par objet. LoRaWAN vise l'inverse : de nombreux capteurs sobres, sans SIM, pour de petites données. Les deux peuvent coexister — une passerelle LoRaWAN peut d'ailleurs remonter ses données via une liaison 4G.
Peut-on intégrer LoRaWAN dans Grafana ?
Oui. Une fois les données décodées et centralisées, elles peuvent être visualisées dans Grafana sous forme de tableaux de bord, de courbes et d'historiques. C'est précisément l'approche de Duck-E Monitor, qui s'appuie notamment sur Grafana pour la visualisation, au-dessus d'une couche d'intégration et d'alarmes.
Comment superviser plusieurs capteurs ?
Collecter une donnée ne suffit pas : il faut la centraliser, l'historiser, la visualiser et déclencher des alarmes utiles. Une plateforme de supervision rassemble l'ensemble du parc, suit l'état des objets et notifie en cas de dépassement de seuil. C'est le rôle de Duck-E Monitor.
Combien coûte un projet LoRaWAN ?
Cela dépend du nombre d'objets, du type de capteurs, du réseau retenu, du niveau de supervision et de l'accompagnement souhaité. Nous ne communiquons pas de tarif standard car chaque projet est différent. L'étude est réalisée sur demande, avec une offre adaptée au périmètre. Un déploiement pilote est souvent la meilleure façon de démarrer.
Comment démarrer un projet pilote ?
Un pilote consiste à équiper un périmètre réduit — quelques capteurs, un bâtiment, un local technique — pour valider la couverture, l'intégration et la supervision avant tout déploiement plus large. C'est une étape peu risquée et instructive. Contactez Duck-E Services pour définir le périmètre d'un pilote.
Duck-E fournit-il les capteurs ?
Oui. Duck-E Services peut sélectionner et fournir des capteurs LoRaWAN adaptés à votre besoin, les configurer et les provisionner. Nous pouvons aussi travailler avec du matériel que vous avez déjà choisi, selon la situation.
Duck-E peut-il intégrer des objets déjà installés ?
Oui. Si vous disposez déjà de capteurs ou d'une infrastructure LoRaWAN, nous pouvons intégrer les flux, décoder les payloads, centraliser les données et mettre en place la supervision et les alarmes, sans nécessairement remplacer l'existant.
Une question sur votre projet précis ?
Duck-E Services répond à vos questions et étudie votre besoin sans engagement.