Réseau public : s'appuyer sur un opérateur
Dans cette approche, vos capteurs se raccordent à un réseau LoRaWAN exploité par un opérateur. Vous n'avez pas d'infrastructure radio à gérer : là où la couverture existe, vos objets remontent leurs données. C'est pratique pour des sites dispersés ou déjà couverts.
La contrepartie : la couverture dépend de l'opérateur, et l'intérieur de certains bâtiments — sous-sols, locaux techniques — peut rester mal desservi. Une intégration peut tout à fait utiliser un réseau d'opérateur lorsque cela correspond à l'architecture du projet.
Réseau privé : maîtriser sa couverture
Ici, vous installez vos propres passerelles. Vous maîtrisez la couverture (vous la ciblez précisément là où vous en avez besoin), la disponibilité et les données. C'est particulièrement pertinent pour un bâtiment, un site industriel ou une commune qui veut couvrir une zone précise avec des exigences fortes.
Le coût se déplace vers l'installation et l'exploitation des passerelles, mais on gagne en autonomie et en contrôle.
Réseau communautaire : mutualiser
Certaines communautés déploient des passerelles ouvertes et partagent la couverture. C'est une voie économique et utile pour expérimenter ou pour des projets ouverts. En revanche, il n'y a généralement pas de garantie contractuelle de disponibilité, ce qui limite son usage pour des applications critiques.
Architecture hybride : le meilleur des approches
En pratique, beaucoup de projets combinent ces approches. On s'appuie sur un réseau d'opérateur là où sa couverture suffit, et on renforce avec des passerelles privées aux endroits critiques — un sous-sol, un local technique, un bâtiment mal desservi. Cette architecture hybride offre un bon compromis entre couverture, coût et maîtrise.